Maladies du buis et alternatives au buis

Newsletter septembre 2016

  

Le dépérissement du buis

Depuis quelques années, une nouvelle maladie est venue s’ajouter au cortège de maladies et ravageurs déjà présents sur le buis. La maladie du dépérissement du buis, provoqué par le champignon Cylindrocladium buxicola, est responsable de dégâts importants pouvant aller jusqu’à la mort de la plante.

Les symptômes d’une attaque de ce champignon se caractérisent par des tâches nécrotiques brun clair entourées par un liseré plus sombre sur les feuilles.  Dans des conditions d’humidité élevée, un duvet blanc peut se développer sur la partie inférieure des feuilles. Enfin, les rameaux peuvent également présenter des lésions brun-noir (aspect de chancre).

Le développement de cette maladie est favorisé par des températures avoisinant les 14-15°C (le développement optimal se situant entre 18 et 25°C) et une hygrométrie élevée.

Les principaux facteurs de dispersion sont l’eau et les activités d’entretien (taille…).

Attention à ne pas confondre cette maladie avec le Volutella buxi. Cet autre champignon est repérable par des fructifications rosées sur la face inférieure des feuilles et un dépérissement qui démarre depuis l’extrémité des feuilles, suivi d’un jaunissement. 

   

Maladie-buis

Photo : FREDON Corse 

Si la tolérance à C. buxicola est variable d’une variété de buis à l’autre, aucune ne semble réellement épargnée. Aussi il est essentiel de mettre en place des mesures préventives pour éviter toutes contaminations : 

  • Eviter les arrosages par aspersion, afin que les feuilles ne soient pas mouillées. Préférer des arrosages au pied des buis. L’utilisation d’un paillage organique de type déchets de taille, miscanthus ou lin, réduit les risques d’éclaboussures sur le feuillage, tout en préservant une humidité au niveau du sol. Mais il faut éviter de mettre le paillage directement au contact du pied du buis. Celui-ci doit rester à découvert.

  • Désinfecter les outils de taille d’un pied à l’autre.

  • Tailler en période sèche et avec une cisaille manuelle ou au sécateur.

En cas d’attaque avérée, la lutte chimique étant prochainement interdite sur les espaces publics et privés accessibles au public, l’arrachage de la plante ou une coupe des parties atteintes (les plantes infectées doivent être brûlées ou enfouies profondément dans le sol ; un compostage n’est pas suffisant pour éliminer la maladie) sont les seules solutions actuellement possibles.

 

Des alternatives au buis

Face à ce constat, la substitution du buis par d’autres espèces est préconisée. A titre d’exemples, voici quelques plantes proposées comme alternatives au buis :

  • Ilex crenata (différentes variétés possibles),
  • Berberis buxifolia ‘Nana’,
  • Ligustrum vulgare ‘Lodense’,
  • Lonicera nitida ‘Maigrün’.

Il faut toutefois garder à l’esprit que ces plantes ont aussi leur cortège de parasites et leur exigence pour un développement correct.

   

Lonicera-nitida

Lonicera nitida

 

 

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