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Etude sur l'utilisation de produits phytopharmaceutiques (PPP) par les ménages wallons

Newsletter mars 2017
 

Selon une dernière enquête sur l'utilisation des pesticides par les particuliers en Wallonie, réalisée par la société GfK à la demande des services publics de Wallonie, 42% des wallons utilisent des pesticides, dont la majorité sont des herbicides (soit 63%). Quel est le profil de ces utilisateurs? Pour quelle(s) raison(s) ont-ils recours à ces produits? Lisent-ils les étiquettes? Se tournent-ils vers des solutions alternatives? Voici une synthèse des résultats obtenus. 

 

Tout d'abord, une observation détaillée des résultats permet de préciser les techniques employées: parmi les 42% d'utilisateurs de produits phytopharmaceutiques, 22% combineraient l'utilisation de pesticides et de techniques alternatives. De plus, 23% des 2033 personnes interrogées n'emploieraient que des techniques alternatives, et 35% n'utiliseraient aucune technique, chimique ou alternative, dans leur jardin.


Les chiffres montrent également de grosses différences d'entretien en fonction du type de surface. Ainsi, 64% des personnes interrogées ne se serviraient d'aucun produit pour entretenir leur gazon. Ce pourcentage tombe à 43% quand il s'agit de l'entretien des terrasses et allées, avec toutefois une plus grande utilisation des alternatives par rapport aux pesticides (respectivement 26 et 20%, auxquels il faut ajouter 11% pour ceux qui combinent les 2 méthodes).

Dans le potager, bien que l'utilisation de pesticides soit moins élevée que l'emploi d'alternatives, les chiffres sont encore importants (14% utilisent des pesticides et 13% combinent pesticides et alternatives).

 

Ensuite, parmi les raisons pour lesquelles les pesticides sont préférés aux alternatives, le sentiment d'une meilleure efficacité, une meilleure maîtrise des ravageurs ainsi qu'une rapidité et une facilité d'utilisation constituent les motivations principales des usagers. Les habitudes semblent aussi beaucoup jouer dans le choix de pesticides.

Par contre, les utilisateurs d'alternatives mettent en évidence les préoccupations pour la santé de l'applicateur et de son entourage, le respect de l'environnement, et l'aspect bon marché de ces options. Ce dernier point est interpellant car il ne correspond pas vraiment aux retours des gestionnaires de jardineries.

Parmi les techniques alternatives les plus utilisées, c'est l'huile de coude qui est la technique numéro 1 des enquêtés. En effet, plus de 70% pratiquent le désherbage manuel. Viennent ensuite les techniques mécaniques (+ 60%) et thermiques (32%).  A noter que les autres techniques utilisées sont l'élimination manuelle des pestes, l'utilisation de coccinelles et le piégeage.

 

Concernant la signification des symboles de danger, les connaissances sont encore faibles. De même que les étiquettes des produits ne sont lues de manière approfondie que par 40 à 60% des sondés. Ces résultats signifient des risques pour l'utilisateur. 

 

Enfin, le particulier semble privilégier l'achat des pesticides dans les grandes surfaces et magasins de bricolage. Les jardineries viennent en deuxième position alors que c'est dans ces magasins spécialisés que le particulier sera susceptible d'obtenir des conseils d'utilisation et d'être éventuellement sensibilisé aux dangers des pesticides et à une meilleure utilisation de ceux-ci.


A ce sujet, découvrez le réseau des jardineries inscrites dans le projet "Jardiner sans pesticides" d'ADALIA.

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