En Wallonie, de plus en plus de communes ont abandonné les pesticides pour la gestion des espaces publics. D'autres sont en bonne voie et ne pulvérisent plus que dans les cimetières.

Consultez la carte des communes wallonnes "zéro pesticide"

 

Pour mettre toutes les chances de votre côté dans votre démarche vers le zéro phyto, il est primordial d'informer et de sensibiliser les citoyens. Le Pôle GD met à votre disposition toute une série d'outils conçus pour vous aider dans votre communication.

Supports et outils de communication

Le zéro phyto en Wallonie: on fait le bilan

Newsletter mars 2017
 

Cela fera bientôt trois ans que la nouvelle réglementation relative à l’utilisation des pesticides est entrée en vigueur en Wallonie. Bien que les débuts furent difficiles, il semblerait que désormais les communes soient bien engagées dans la démarche du « zéro phyto ».

En effet, au 14 février 2017, en Wallonie, 87 communes n’utilisaient plus de produits phytopharmaceutiques pour l’entretien de leurs espaces publics, soit 21 de plus qu’au 1 er janvier 2016! En plus de cela, nous pouvons rajouter que 43 communes ne pulvérisent plus que dans les cimetières.

Ces résultats sont plutôt encourageants et prouvent qu’il est possible d’entretenir les espaces publics sans pesticide.

 

Comment ces communes y arrivent-elles ?

Afin de parvenir au « zéro phyto », les communes wallonnes ont du changer leur manière de travailler et revoir la gestion de leurs espaces verts. Ainsi, il n’est plus rare de voir apparaître de la végétation spontanée sur les trottoirs ou entre deux pavés. Certains lieux ont également pris un aspect plus « naturel ». La tonte différenciée, les prairie fleuries ou encore le fauchage tardif font maintenant partie intégrante du décor communal.

Pour les cimetières, les gestionnaires communaux se tournent de plus en plus vers l’enherbement des allées et la végétalisation des entre-tombes. Ces techniques permettent de limiter l’entretien et donnent un aspect esthétique intéressant à ces lieux souvent fortement minéralisés.

Ces alternatives préventives sont primordiales car elles permettent de libérer du temps pour l’utilisation de machines de désherbage alternatif. En effet, certains espaces devant continuer à être désherbés, les communes investissent de plus en plus dans des désherbeurs mécaniques et/ou thermiques. Afin de choisir le bon matériel, les gestionnaires d’espaces publics participent à des démonstrations de matériel de désherbage alternatif et font tester le matériel par le personnel communal.

                        

©Martin Dellicour

 

Au final, la combinaison de ces alternatives préventives et curatives permet une gestion respectueuse de l’environnement et de la santé des citoyens tout en gardant un état de «propreté» acceptable. A noter que pour parvenir au « zéro phyto », une communication efficace est essentielle afin de faire comprendre aux citoyens que les espaces publics vont changer d’aspect et que de la végétation spontanée risque d’apparaître de plus en plus dans les communes wallonnes.

 

Pour toute question relative à la législation, aux produits homologués ou encore aux alternatives aux pesticides, n’hésitez pas à contacter les facilitateurs « zéro pesticide » : 

 

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