Les bienfaits (inattendus) de l’éco-pâturage

 

Ce trimestre, deux événements ont eu lieu sur le thème de l’éco-pâturage.

Le 23 mars, le Pôle GD s’est rendu à Angers pour participer à la troisième édition des Rencontres nationales de l’éco-pâturage et de l’animal en ville, organisées par l’association française Entretien Nature et Territoire. Plusieurs communes venues des quatre coins de France ont témoigné de leur expérience en éco-pâturage. Notons aussi les interventions de quelques belges, notamment la Ville de Mouscron, venue parler de l’intérêt des poulaillers urbains.

De cet événement, on retiendra surtout la diversité des expériences en matière d’éco-pâturage. Les modalités de mises en œuvre, les partenariats développés, les animaux utilisés, les sites pâturés, les objectifs poursuivis diffèrent dans chaque cas. Si son intérêt économique ne fait pas l’unanimité et semble dépendre de plusieurs facteurs, tous les gestionnaires ont mentionné au moins un bénéfice en termes sociaux. Les riverains des sites pâturés s’attachent aux animaux et finissent souvent par en prendre soin, en interaction avec la commune et/ou le propriétaire du troupeau. Au contact des animaux, les enfants, personnes âgées, handicapées ou encore des jeunes en difficulté, ces bénéfices sont encore plus frappants.

                

 

Un mois plus tard, le Pôle GD organisait, avec son partenaire français Nord Nature Chico Mendès, deux journées techniques transfrontalières intitulées « Eco-pâturage dans les espaces publics : pourquoi et comment ? »

 

            

La journée du 24 avril, accueillie par la Ville de Mouscron, a rassemblé une quarantaine de personnes. Le matin, les exposés introductifs portaient sur l’intérêt du pâturage pour l’environnement, les aspects légaux du marquage des animaux. Cinq personnes ont ensuite apporté leur expérience pratique. Plusieurs d’entre eux ont été confrontés à des plaintes de la part de citoyens très (trop !) soucieux du bien-être animal. Les moutons de Soay utilisés par les Villes de Mouscron et Silly, et le CRIE de Mouscron sont une race rustique, ne nécessitant aucune intervention (ou presque). Pourtant, certains citoyens ne comprennent pas que des moutons perdent leur laine naturellement et restent tout l’hiver dehors. Le travail de communication est donc important. Et pourtant, tous ont témoigné d’un bilan plus que positif. L’après-midi, les participants ont pu voir les sites pâturés à Mouscron et rencontrer des structures proposant des services d’éco-pâturage.

 

 

Le lendemain, c’est Marquette-lez-Lille, de l’autre côté de la frontière, qui accueillait l’événement. Les exposés étaient très complémentaires de ceux de la veille, portant sur la gestion par pâturage des plantes invasives, sur les races locales intéressantes pour l’éco-pâturage, le témoignage d’un éleveur de bœufs et l’expérience de la commune de Wimille avec des moutons boulonnais. Une visite était ensuite organisée pour voir les espaces communaux pâturés de Marquette-lez-Lille.

 

 

Retrouvez les présentations des intervenants et d'autres détails sur ce colloque sur la page de l'événement. 

    

                                                               

 

 

                                                                             

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