Zoom sur Nassogne et sa démarche préventive

Newsletter décembre 2015
 

En "zéro pesticide" depuis 2013 (voirie et cimetières), la commune de Nassogne a remis en question la gestion de ses espaces verts depuis maintenant plus de 10 ans.

Rencontre avec Benoît Lambert, contremaître à la commune de Nassogne 

 

Nassogne

 

 

La commune de Nassogne n’a pas attendu les nouvelles impositions légales pour changer ses pratiques : elle a décidé de les modifier progressivement. Les débuts ont bien sûr été difficiles, mais le projet a tenu bon grâce à une volonté claire et sans faille du Collège et du Service travaux. La confiance du Collège par rapport aux actions entreprises par le personnel ouvrier semble aussi être un gage de réussite dans la mise en place d’un tel projet.

Pour gérer ses espaces sans pesticide, la commune mise avant tout sur des actions préventives plutôt que curatives, qui nécessitent une intervention régulière et intensive du personnel ouvrier.

Il y a quelques années, la commune a donc décidé de s’atteler au rejointoyage d’une grande partie des joints présents dans les filets d’eau, mais aussi des vieux pavés sur certaines places communales.

"Ce travail est titanesque sur le court terme, mais permet de gagner un temps précieux sur le long terme", précise Benoît Lambert, contremaître à la commune de Nassogne.

Nassogne-rejointoyage

Toutefois, l’utilisation de techniques de désherbage alternatif n’est pas totalement bannie. Quand un désherbage devient nécessaire, aux pieds des murs par exemple, les gestionnaires utilisent des brosses adaptables sur débroussailleuses et, durant la saison d’été, la commune engage systématiquement des saisonniers et des étudiants pour aider les gestionnaires dans leur travail journalier de désherbage. 

Cependant, une problématique demeure toujours : comment gérer les cimetières ? La commune en compte 8 qui sont actuellement gérés manuellement (binette) et thermiquement (brûleur à flamme directe) et ce, environ une fois par mois. Les plus hautes "mauvaises herbes" sont retirées à la main et les plus petites sont brûlées à l’aide du désherbeur thermique à flamme directe. Benoît Lambert estime que, pour désherber entièrement le cimetière de Nassogne (60 ares), cela nécessite le travail de 3 hommes durant 2 jours. A l’avenir, la commune souhaiterait réfléchir à un autre type de gestion moins consommateur de temps, comme l’enherbement par exemple.

En termes de communication, la commune mise sur les articles publiés dans le bulletin communal. De plus, afin d’aider les ouvriers communaux à communiquer vers les citoyens, le Gal RoMaNa a créé un flyer que les gestionnaires d’espaces verts distribuent si une question leur est posée concernant la gestion de la commune sans pesticide. 

 

Ce retour d’expérience montre qu’une gestion sans pesticide ne rime pas nécessairement avec le désherbage curatif. Les actions de prévention permettent, sur le long terme, d’alléger le travail de désherbage des gestionnaires communaux qui peuvent ainsi s’atteler, de manière intensive, au désherbage de zones sensibles comme les cimetières. 

 

 

 

 

 

rejoigneznous