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La classification

La classification des espaces verts : pourquoi et comment

La gestion différenciée a pour objectif d’adapter la gestion des espaces verts en fonction de leur utilisation, leur situation géographique, leur superficie et leur patrimoine naturel. Elle permet de favoriser la biodiversité et de diminuer les pollutions dues aux pesticides.

Un autre objectif important de la gestion différenciée est de mieux organiser le travail du personnel de terrain dans un contexte où la superficie des espaces verts publics a tendance à augmenter malgré une diminution des équipes techniques !

Enfin, la gestion différenciée prend en compte des caractéristiques propres à chaque espace, ses contraintes et les besoins des citoyens. Dès lors, les espaces verts d’une commune sont soumis à des modes de gestion différents. D’où l’importance de les catégoriser selon des classes d’entretien et d’aménagement.

Exemple de classification :

Exemple-classification

 

Mode de classement

De nombreuses villes ont établi une classification de leurs espaces verts avec un nombre de classes allant de 3 à 7 ou 8.

Les classifications adoptées passent d’espaces verts à caractère très horticole à des espaces verts plus naturels avec autant de classes intermédiaires qu’une commune le juge nécessaire.

Chaque classe est déterminée par des besoins en main d’œuvre et des consignes d’entretien. Celles-ci portent sur la gestion :

- du gazon (nombre de tontes, hauteur de coupe),

- du désherbage (intervention ou non, chimique toléré ou non, conditions d’application, paillage,…),

- des ravageurs (lutte biologique, mécanique, pas d’intervention),

- du fleurissement (importance des plantes horticoles, vivaces et indigènes dans les compositions, mode d’entretien),

- de l’arrosage,

- de la taille des arbres et arbustes,

- de la propreté du site (nombre de passages par semaine ou par mois pour le ramassage des déchets).

 

Les étapes de la classification

Avant d’établir une classification, un état des lieux, le plus exhaustif possible, est nécessaire : informations sur la superficie, la localisation, les types de revêtement, aménagement détaillé, usage des lieux,…

C’est le moment également d’identifier les éventuelles contraintes de gestion ou les particularités du lieu.

 

Ensuite, la réalisation d’un bilan écologique peut s’avérer utile pour, en premier lieu, identifier les zones où une flore ou faune particulière doit être préservée (plantes protégées ou rares, abris ou nourriture spécifique pour un insecte rare,…). En second lieu, ce bilan peut être un moyen de communication ou de justification auprès des citoyens sur vos choix en matière de gestion de l’espace. Un bilan avant et après une éventuelle modification des pratiques de la commune sur un lieu est une indication de l’évolution de la biodiversité.

 

Ces différentes étapes réalisées, il est possible de répartir les espaces verts en classes d’entretien.

La classification implique la participation des responsables, décideurs, mais aussi du personnel de terrain qui a une bonne connaissance des lieux et de leur utilisation par les citoyens. Les ouvriers se font souvent accoster par les citoyens. Ils sont d’ailleurs les premiers représentants de l’administration communale sur le terrain. Il est donc nécessaire qu’ils puissent comprendre et justifier ses choix.

 

Savoir adapter sa classification

Evitez de tomber dans le piège d’une démultiplication de classes. Pour commencer, vous pouvez déterminer un nombre important de classes, voire prévoir une catégorie "inclassable", mais au fil du temps, vous aurez tout intérêt à réduire le nombre de classes, et bien sûr, à éliminer progressivement la catégorie des "inclassables"! Au sein d’un même espace, des zones très horticoles à proximité de zones plus naturelles sont possibles, voire inévitables. La tentation de créer une classe d’entretien spécifique à cet espace peut se faire ressentir. Or, rien n’empêche plusieurs niveaux d’entretien de se côtoyer sur un même lieu.  La coexistence de différents niveaux de gestion est donc possible, et facilite souvent les choses. Par contre, il faut éviter une énumération de cas particuliers.

 

Enfin, une classification n’est pas figée dans le temps, une réadaptation peut être nécessaire pour des raisons environnementales, sociales, financières, de sécurité,…

 

Le nombre de classes peut être également revu au bout d’un moment. Ce n’est pas forcement un retour en arrière ou un échec. La classification doit être testée, expérimentée, adaptée. C'est une démarche évolutive. Il se peut que le nombre de classes envisagé ne se justifie pas et que, par exemple, 2 classes d’entretien ne se distinguent plus.

 

Chaque espace possède ses fonctions et ses spécificités. La classification est un outil de gestion et de communication à ne pas négliger, surtout quand il s’agit de passer d’une gestion intensive à une gestion extensive sur un lieu donné. La classification offre donc les arguments nécessaires pour amener techniciens, élus et citoyens à accepter ces changements.

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