Investissements

Raisonnez en coût global. Si vous ne prenez en considération que les investissements initiaux, alors oui, il est plus cher de passer en gestion différenciée que de rester en gestion classique. Il faut acheter de nouvelles machines, qu'on ne connaît pas bien, qu'on ne sait pas comment choisir, alors on choisit en fonction de leurs prix. On pense acheter du bon matériel en mettant le prix, mais on s'aperçoit que les ouvriers ne savent pas l'utiliser, alors l'investissement n'est pas rentabilisé.

 

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Raisonnez en coût global

C'est-à-dire, prenez en compte les coûts différés de vos investissements. La notion de coût global est apparue dans les années 1950 aux Etats-Unis dans le secteur du bâtiment. Ce mode de calcul permet de visualiser à t0 le coût que va générer un bâtiment tout au long de sa vie, coûts de construction, d'entretien, de fonctionnement et de démolition compris. C'est ainsi que lorsque l'on calcul le coût global d'un bâtiment HQE, qui est plus cher à la construction, on s'aperçoit qu'il coûtera moins cher à long terme grâce à ses faibles consommations en énergie. Alors que le bâtiment "classique", où l'on aura fait l'économie d'une bonne isolation, qui coûtera peu à construire, se révélera très lourd en charges et en émissions de CO2.

C'est pareil pour les espaces verts : selon les sources, les semences pour prairies fleuries coûtent 6 à 10 fois plus cher que le gazon. Mais alors que vous sèmerez environ 300 kg/ha de gazon, vous ne sèmerez que 50kg de prairie fleurie sur la même surface. A long terme, vous économiserez sur l'entretien puisque, comparé au gazon qui nécessite 15 à 20 tontes par an, la prairie fleurie ne vous demandera que 1 à 2 fauchages annuels.

L’estimation des coûts d’entretien, généralement oubliée ou sous-estimée doit intervenir dès la phase programme. Souvent, un investissement plus élevé est judicieux car il pourra permettre d’augmenter la durabilité dans le temps de l’investissement, et ainsi réduire considérablement les coûts d’entretien. Le coût global permet d'éviter d'assimilier à un coût la seule dimension de l'investissement. Il tient compte de la notion de temps en exprimant le coût total des biens pendant toute leur durée de vie.

Une grande part des charges d'entretien et de gestion résultant des choix pris lors de la conception, l'enjeu financier du coût global est évident. Il constitue en outre un outil d'aide à la décision pour les collectivités quant à la faisabilité de l'investissement car il leur permet de bien visualiser les coûts ultérieurs. Il permet aussi de mesurer le temps de retour sur investissement.

Quelques tableaux de comparaison des coûts en prairie fleurie :

Source : Nature et entreprise, mode d’emploi. Région Wallonne

 

Prairie fleurie

Pelouse

Préparation sol, achat semences, semis

225 à 400 euros/are

225 à 400 euros/are

Entretien annuel

Ordre de grandeur

1 fauche/an

1 fauche/an avec ramassage et compostage

Ordre de grandeur

15 tontes/an et ramassage

5 ares

1 ha

25

6,5

75

15

5 ares

1 ha

110

30

 

Source : Entreprises et biodiversité, centre administratif des services industriels de Genève

  Prestation

  Aménagements extérieurs classiques : gazons et végétation ornementale

  Aménagements extérieurs « naturels » : prairie fleurie

  Tonte + évacuation

  28 interventions / an

  3 interventions / an

  Fertilisation 

  2 x / an

  Néant

  Traitements phyto

  1 x / an

  Néant

  Arrosage

  Avril – octobre : continu

  1 à 3 x / an (économie de 95% d’eau)

  TOTAL entretien annuel

  56 200 euros

  43 000 euros

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