Désherbage

Consultez une synthèse comparative des méthodes alternatives de désherbage !
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Le plan de désherbage, à la portée de tous !

Un plan de désherbage a pour objectif de réduire les pollutions liées à l’utilisation d’herbicides chimiques. En plus de faire partie intégrante d’une gestion différenciée des espaces verts, plusieurs étapes sont nécessaires à sa réalisation.

 

État des pratiques de désherbage

 Au préalable le gestionnaire fait état des pratiques de désherbage sur l’ensemble du territoire communal. Cet inventaire tient compte du revêtement de sol, de l’environnement proche (présence d’habitations, d’écoles, d’un cours d’eau,…), des techniques utilisées (chimiques, thermiques, manuelles,…), des produits et des doses employées…Ce travail mène à une évaluation des pratiques et permet d’identifier l’évolution potentielle des techniques de désherbage utilisées.

 

Une cartographie s’impose...

 Il est conseillé de réaliser en parallèle une cartographie de ces pratiques. D’ailleurs, suite aux changements de techniques qui résulteront de la mise en place du plan de désherbage, la nouvelle carte de gestion deviendra un outil de communication essentiel auprès des citoyens. Ainsi, grâce à une cartographie des pratiques, combinée à une vision globale du désherbage tenant compte de la topographie, les nouvelles techniques adoptées seront davantage cohérentes.

 

 

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Exemple d'une cartographie d'un plan de désherbage issu du "Guide des alternatives au désherbage chimiques" réalisé par la FEREDEC Bretagne

 

Zone à risque faible ou élevé

 Le gestionnaire du plan fera ensuite intervenir la notion de zones à risque faible ou élevé à l’aide d’un arbre de décision. En effet, une distinction sera faite entre des zones à risque élevé pour l’environnement (ex : risque élevé de contamination des eaux de surface si le lieu à traiter est connecté à un point d’eau) et pour la santé (ex : cours d’écoles, plaines de jeux) ainsi que des zones à risque réduit. Là où le risque est élevé, le désherbage chimique sera abandonné au profit de techniques alternatives ou d’une modification de la tolérance à la mauvaise herbe, ou encore d’une modification de l’aménagement. Sur les zones à moindre risque, le gestionnaire aura le choix entre l’utilisation d’herbicides chimiques et/ou de techniques alternatives (les deux techniques pouvant être utilisées ensemble).

 

Bonnes pratiques d’utilisation des produits phytosanitaires

 Au-delà de ces critères de risques pour l’environnement, le gestionnaire veillera, lors de l’utilisation d’herbicides chimiques, à mettre en application les bonnes pratiques phytosanitaires, à respecter la législation en vigueur et à prendre en considération les risques pour la santé, aussi bien du manipulateur que des personnes environnantes.

 

Au final, le plan de désherbage déterminera le mode d’entretien et le matériel le plus adéquat pour chaque espace de la commune. Il n’y a donc pas une solution unique pour tout le territoire. Toutefois, une commune n’a pas toujours la capacité financière d’investir dans plusieurs machines. C’est donc également un critère à prendre en compte dans le choix des méthodes à mettre en place.

 

Le plan de désherbage : partie intégrante de la GD

 Dans la pratique, un plan de désherbage doit être associé à une modification de la gestion des espaces verts dans sa globalité. En effet, réduire l’usage des herbicides sur le domaine public peut se concevoir de deux manières : une meilleure tolérance à la mauvaise herbe et l’utilisation de techniques alternatives.

 

Si le premier est synonyme de gain de temps, le deuxième en revanche est très chronophage. Par exemple, les techniques alternatives telles que le désherbage thermique, requièrent davantage de passages, soit 2 à 4 fois plus, qu’un traitement avec un herbicide classique. Ces deux manières d’envisager l’usage des herbicides, en fonction des objectifs de réduction que s’est fixée la commune, peuvent s’équilibrer ou non.

 

Si déséquilibre il y a, celui-ci va le plus souvent en défaveur du gestionnaire qui se retrouve avec une surcharge de travail. Toutefois, si, en parallèle, une réflexion est menée sur le mode de gestion des différents espaces verts présents sur le territoire communal, le gestionnaire peut tout à fait respecter les exigences environnementales fixées et éviter les surcharges horaires.

 

Cette réflexion passe par la réalisation d’une classification des espaces verts qui peut se traduire sur certains lieux par une réduction du temps de travail. Cet allègement de travail sur certains sites permettra à la commune de garder un niveau de propreté et d'entretien élevé sur d’autres. Le temps gagné d’un côté va pouvoir être mis au profit d’un désherbage de qualité sans utilisation de produits chimiques sur d’autres sites. Le temps de travail n’est pas réduit, ni augmenté, il est déplacé !

 

La réduction ou l’abandon des herbicides chimiques au profit des techniques alternatives sur le territoire communal est possible. Plusieurs communes belges (Eupen, Ath, Rochefort,…) se sont déjà lancées dans cette voie avec succès sans pour autant avoir grossi le rang de leurs ouvriers, ni investi des sommes colossales. Mais cette conversion s’est accompagnée d’une réflexion sur l’ensemble des espaces verts qui dépassait le simple désherbage.

 

  • Pour vous documenter davantage, consulter le "Guide des alternatives au désherbage chimique" de la FEREDEC Bretagne.
  • La ville de Nantes mène actuellement une étude sur la végétalisation de sites pilotes non désherbés. Pour la consulter, suivez le chemin suivant : Notre activité - Environnement et Végétalisation des sites pilotes non-désherbés. Elle étudie dans un premier temps les conséquences de ce changement de pratique (composition floristique, succession des groupements végétaux...). Ensuite, la ville tentera de définir différents scénarios de développement des advendices qui resteront acceptables pour les citoyens.
  • Modèle de questionnaire sur les mauvaises herbes à télécharger

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